Établissement Bonamy et Séréville

Aux 17e, 18e et 19e siècles, le sud du Plateau Picard avait acquis une notoriété certaine dans les productions textiles de qualité. A Saint Just, la famille LEGRAND fut peut-être la plus importante en faisant travailler à domicile des dizaines de familles ouvrières suivant l’organisation dite du « magasin ». 
En 1840, à Troyes, un inventeur génial d’origine jurassienne, Julien-Joseph JACQUIN, horloger de son état, trouva enfin la solution mécanique pour réaliser automatiquement du tricot : « la mailleuse ». La petite entreprise s’installa ensuite à Paris. Auguste BONAMY, mécanicien rejoignit la Maison Jacquin, dirigée alors par son fils, Anatole Jacquin et racheta la société.
Auguste BONAMY vint s’installer à Saint Just en Chaussée dès le 1er juillet 1865, aidé par Edouard TAILBOUIS, initialement commerçant, puis fabricant de bonneterie puis constructeur.
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​​​​​​​Il y fonda une importante entreprise de construction mécanique qui fût ensuite dirigée par son gendre, Léon de Séréville et son petit-fils René, ingénieurs. Ils y firent souche avec des descendants des familles Legrand et Haüy, illustres familles saint-justoises des domaines de la bonneterie et des sciences.

Dans une intégration remarquable avec les ouvriers saint-justois, les entrepreneurs développèrent des spécialités mécaniques qui atteignirent une notoriété mondiale.
Le métier à tricoter circulaire de grand diamètre à chutes multiples, le métier à filet de pêche, le métier à faire des mailles carrées, et en 1954 le métier circulaire pour faire des jerseys à bouclette double face, … firent partie de la cinquantaine de brevets « efficaces » que leur imagination créatrice et leur travail générèrent.
Après avoir franchie trois guerres destructrices dans la région et bien des vicissitudes, l’entreprise s’arrêta dans la décennie 60-70, comme toutes ses concurrentes, à la suite des orientations nationales concernant l’industrie et plus spécifiquement l’industrie textile.
Léon de SEREVILLE siégea au conseil municipal du 19 mai 1912 au 10 décembre 1919. On lui doit la construction, dans les années 1920, de la cité ouvrière nommée « Cité de Séréville » contiguë à la rue Auguste Bonamy.
En 1907, Auguste Bonamy cèda ses ateliers à son gendre Léon de Séréville.
Tout au long de la vie de l’entreprise, l’objectif était un nouveau brevet utile tous les deux ans. Plus d’une cinquantaine ont été déposés sous les noms Bonamy et De Séréville.
Après la Grande Guerre, le site de Saint-Just (car il y en a d’autres : Le Mans, Nantes, Troyes…) fournit du travail à plus de 200 ouvriers. L’effectif total des établissements de Séréville était de 300 personnes.


Jacques CARPENTIER
Président de la Société Historique de Saint Just en Chaussée

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